LA SECONDE GUERRE MONDIALE (1939-1945)

Le colonel honoraire Birchall visite la 14e Escadre Greenwood (Nouvelle-Écosse), en 2003.

Le 4 avril 1942, le commandant d’aviation Leonard Birchall est aux commandes de son hydravion à coque Catalina, qui fait partie du 413e Escadron de l’ARC. Sa patrouille au-dessus de l’océan Indien dure déjà depuis huit heures quand son équipage aperçoit une imposante flotte japonaise qui s’approche de Ceylan (aujourd’hui, le Sri Lanka). Il transmet l’information par radio au quartier général de la flotte de l’Est de la Royal Navy, ce qui permet aux forces britanniques de se préparer à l’attaque contre Ceylan et de la repousser, mais l’hydravion de Birchall et de son équipage est abattu.

Parce que l’alerte permet à la Royal Navy de mettre à l’abri de précieux navires principaux et marchands, Winston Churchill surnomme Birchall le « sauveur de Ceylan ».

Birchall passe le reste de la guerre dans les camps de prisonniers de guerre japonais. Étant l’officier supérieur le plus élevé en grade dans chaque camp où il est interné, il résiste à la cruauté des Nippons (il est battu à plusieurs occasions), il lutte pour améliorer les conditions de vie des autres prisonniers de guerre et il réussit à réduire le taux de mortalité général dans les camps où il se trouve de 30 p. 100 à moins de deux p. 100.

Après la guerre, Birchall demeure dans l’Aviation royal canadienne (ARC) et il y atteindra le grade de commodore de l’air. Sa dernière affectation est celle de commandant du Collège militaire royal; plus tard, il sera nommé colonel honoraire du 400e Escadron tactique d’hélicoptères et du 413e Escadron de transport et de sauvetage. En 1997, il reçoit la cinquième barrette de la Décoration des Forces canadiennes (CD) pour ses 62 ans de service. Il est intronisé au Panthéon de l’Aviation du Canada en 2001.

Son discours sur le leadership est considéré comme un classique : « La qualité de votre leadership n’est pas fonction de votre grade, mais de la question de savoir si, aux yeux de vos subalternes, vous possédez les connaissances, l’entraînement et la force de caractère voulus pour qu’ils vous obéissent aveuglément et mettent leur vie entre vos mains. Les soldats sont des experts lorsqu’il s’agit de juger leurs chefs, surtout quand leur vie est en jeu.

Par conséquent, votre savoir, votre force de caractère et votre comportement doivent être tels qu’ils seront prêts à vous suivre, à faire confiance à votre jugement et à respecter vos décisions. »

Leonard Birchall