LA SECONDE GUERRE MONDIALE (1939-1945)

PLEINS FEUX SUR… « WINGS ABROAD »

La première page du journal "Wings Abroad" à la suite du raid du Dieppe le 26 juin 1942.

Pendant la guerre, le moral des membres de l’Aviation royal canadienne (ARC) représente souvent un problème. Leurs collègues de la Royal Air Force (RAF) ne sont en général pas très loin de leur foyer de sorte qu’ils reçoivent assez facilement du courrier personnel et des nouvelles.

Toutefois, les Canadiens sont très loin de leur maison. En outre, surtout pendant les premiers mois de la guerre, les aviateurs canadiens sont souvent affectés à des escadrons de la RAF plutôt qu’à des unités canadiennes. Par conséquent, en 1942, le maréchal de l’Air Gus Edwards crée « Wings Abroad: The Official RCAF Newspaper ».

Le journal contient des articles sur des sujets intéressant expressément les Canadiens et fait partie des efforts qu’Edwards déploie pour améliorer le moral et le bien-être des membres de l’ARC outre-mer.

Le journal, édité à Londres et vendu 1d (un penny), paraîtra 167 fois, et la dernière édition sera distribuée le 28 juin 1945, peu après le jour de la victoire en Europe. Quand il cesse de paraître, les éditeurs de La Feuille d’érable (The Maple Leaf) – journal plus jeune, mais mieux connu, publié par l’Armée – déclarent ce qui suit :

« Wings Abroad, journal officiel de l’ARC outre-mer, a couronné un splendide effort d’information de l’ARC en publiant sa dernière édition hier. »

« Le premier numéro a été rédigé par des officiers et a été publié en avril 1942, mais des sous-officiers et des aviateurs se sont plus tard chargés entièrement de la rédaction et de la production. »

« Le populaire hebdomadaire a fourni à tous les aviateurs servant outre-mer des informations exactes de haute qualité pendant plus de trois ans, et La Feuille d’érable fait écho aux sentiments des lecteurs de Wings Abroad en disant : « Chapeau! »

La revue Roundel, qui a commencé à paraître en 1948, a succédé au journal Wings Abroad.

LE SAVIEZ-VOUS?

Le sgt Lloyd Boulton, mitrailleur de bord d’un escadron de la RAF à Malte, fait partie de la « légion perdue ».

On estime que 60 p. 100 des membres de l’ARC qui ont servi outre-mer pendant la Seconde Guerre mondiale ont passé une partie ou la totalité de leur temps dans des escadrons de la RAF. Ils sont connus comme étant « la légion perdue ».