LA SECONDE GUERRE MONDIALE (1939-1945)

La bataille de l’Atlantique (1939-1945)

RAF

La longue portée du bombardier lourd Liberator, photographié ici dans une variante de l’ARC, a aidé à défendre l’Atlantique.

La bataille de l’Atlantique est une lutte pour la maîtrise des routes maritimes de l’Atlantique Nord. L’Angleterre a désespérément besoin de ravitaillements, particulièrement en provenance d’Amérique du Nord. Toutefois, l’Allemagne est déterminée à couler les convois d’approvisionnement venant de l’extérieur grâce à ses sous-marins furtifs. C’est une bataille que les Alliés ne peuvent pas se permettre de perdre et qui se poursuivra tout au long de la guerre.

L’ARC a été un partenaire clé de la Marine royale canadienne dans la victoire de la bataille de l’Atlantique.

En fin de compte, les Alliés vaincront les sous-marins allemands, mais pas avant que ceux-ci aient coulé 2 900 navires alliés et 14 millions de tonnes de matériel. Cette menace sous-marine est tellement redoutée qu’à la conférence de Casablanca, en 1943, les chefs militaires alliés déclarent que son élimination constitue leur priorité absolue.

Les progrès technologiques, par exemple l’invention du sonar, permettent aux navires et aux avions alliés de s’attaquer aux U-Boote et de les détruire, eux qui ont circulé jusque-là sans être importunés, sous le couvert de la nuit. Cependant, c’est l’entrée en service du bombardier américain B-24 Liberator, utilisé par le Coastal Command comme avion de patrouille à long rayon d’action, qui permet de fermer la « brèche de l’Atlantique », cette partie de l’océan où les U-Boote ont pu rôder à leur aise, hors de la portée des avions alliés. Il s’agit d’un facteur déterminant de la victoire.

La bataille de l’Atlantique est commémorée chaque année, le premier dimanche de mai.

Graham Wragg

Le tableau « VC Attack », de Graham Wragg, illustre la vaillante attaque du capt avn Hornell contre un U-boot pendant la bataille de l’Atlantique.