La Vie dans la Force Aérienne

LE SAVIEZ-VOUS?

Pendant les années 1950, le Quartier général de l’Aviation royal canadienne (ARC), à Ottawa (Ontario), est situé sur la rue Elgin, juste en face de l’hôtel Lord Elgin. Celui-ci est connu comme étant le QGE (Quartier général Elgin), car de nombreux membres de l’ARC traversent souvent la rue pour y aller manger ou prendre un verre. À cette époque, il y a tellement de membres de l’ARC portant l’uniforme au centre-ville d’Ottawa qu’on leur ordonne de ne porter leur uniforme qu’un seul jour par semaine, sans doute pour que le public ne pense pas que l’ARC a pris la maîtrise du pays.

Insignes de dérive

Un avion Harvard d’entraînement d’après la guerre, arborant un insigne de dérive d’allure britannique.

Les aéronefs de l’ARC, comme ceux des forces aériennes de nombreux autres pays, portent une cocarde, mais aussi des « insignes de dérive ».

À l’origine, les aéronefs de l’ARC portaient l’insigne britannique composé de bandes verticales rouges et bleues séparées par une bande blanche. Les avions de l’ARC basés en Europe ont commencé à employer l’insigne rouge en 1955, puis les avions basés au Canada ont fait de même en 1958. Depuis 1965, c’est le drapeau à feuille d’érable qui est employé.

Aujourd’hui, les avions opérationnels, notamment le Globemaster et l’Hercules, peints en des tons de gris leur conférant une faible visibilité, arborent une cocarde et un drapeau gris, tandis que le drapeau rouge et blanc bien connu et la cocarde blanche et bleue figurent sur des aéronefs tels que les appareils de recherche et de sauvetage ou les avions d’entraînement.

Combinaisons de vol

Un aviateur quir porte une combinaison de vol.

Disons qu’il s’agit d’une tenue opérationnelle confortable. La combinaison de vol de la Force aérienne convient à n’importe quelle silhouette et elle est munie d’assez de poches pour qu’un aviateur puisse y ranger le contenu de tout son pupitre! Quand les pilotes téméraires sautaient dans leur Hurricane ou Spitfire pendant la bataille d’Angleterre, ils étaient vêtus de leur uniforme réglementaire de laine épaisse, sans oublier la cravate nouée. Il fallait quelque chose de mieux pour les équipages des bombardiers, qui auraient gelé à 15 000 pieds, là où les températures chutaient sous zéro. On a donc inventé la combinaison de vol que les aviateurs portaient d’habitude avec une veste de cuir doublée de laine de mouton pour se tenir bien au chaud.

Les combinaisons de vol ont changé de couleur au fil des années : mentionnons le bleu gris de l’Aviation royal canadienne (ARC), le vert de l’unification, la tenue havane et le bleu distinctif de l’aviation. Ensuite, on est passé au vert olive qui procurait un meilleur camouflage aux équipages au cas où ils seraient abattus pendant les opérations de combat et forcés d’adopter des mesures d’évasion. Les techniciens en recherche et sauvetage portent une tenue orange vif et les Snowbirds, une combinaison rouge.