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La Musique du Commandement aérien dépasse toutes les attentes

Le 11 mai 2010

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La Cpl Janine Brémault Bamford et le Cpl David Grenon ont été les chanteurs vedettes de la soirée. Leurs voix puissantes et mélodiques ainsi que leur énergie ont ravi les 200 spectateurs, qui en ont redemandé.

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Les Andrews Sisters, soit la Sgt Cindy Scott, la Cpl Janine Brémault Bamford et la Sgt Marielle Audet, ont ouvert la soirée.


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À la guitare électrique: le Cpl Francis Pariseau.


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Le Sgt Steve Champ – à droite – prend un bain de foule pendant une interprétation de Soul Man des Blues Brothers et donne un très bon exemple de la polyvalence des musiciens. En plus de chanter, il a joué de la guitare et de la trompette.


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Les anciens combattants d’Atikokan étaient les invités d’honneur au spectacle. On peut voir les anciens combattants Owen Boland, Bob Wade (avec sa fille Marilyn Ricci), Vera Brooks, Laura Russell et Doris Plant en train de profiter du spectacle. (ci-dessous)


ATIKOKAN PROGRESS (ONTARIO), LE LUNDI 3 MAI 2010

Ils ont dansé, chanté et joué du boogie, du rock et du swing… Ils nous en ont mis plein la vue…

Mais surtout… plein les oreilles!

Lundi soir, la Musique du Commandement aérien des Forces canadiennes a fait revivre à 200 habitants d’Atikokan 65 ans de musique populaire.

Le concert, organisé au profit de l’organisme Atikokan Youth Initiatives, n’avait rien à voir avec les autres concerts de musique militaire que j’avais vus auparavant. Tout le monde a su que la soirée sortirait de l’ordinaire dès que les Andrews Sisters (la Sgt Cindy Scott, la Cpl Janine Brémault Bamford et la Sgt Marielle Audet) ont présenté le premier numéro.

Vêtues d’un uniforme militaire complet, elles ont dansé en chantant des versions swing énergiques de Bye Bye Blackbird et That’s My Baby. Le tout avait même quelque chose d’incongru. En effet, est‑il même permis de bouger ainsi en portant l’uniforme militaire?

Pendant le numéro suivant, la Cpl Janine Brémault Bamford a interprété le classique Love de Nat King Cole (« L is for the way you look at me, O is for the only one I see… ») avec la même fougue. Cette fois, ce sont les cuivres qui, derrière l’orchestre, se sont mis de la partie en se levant à des moments stratégiques pour épeler des mots avec les bras, clin d’œil à Village People.

L’énergie déployée sur scène par les chanteurs et les musiciens n’a jamais diminué. S’ils ne s’amusaient pas, ils le cachaient très bien, au point où on pourrait certainement les citer parmi les meilleurs acteurs à avoir monté sur les planches à Atikokan. Ils semblaient avoir un immense plaisir et ont su communiquer ce plaisir au public.

Le Cpl Grenon a fait chanter presque toute la salle pour Sweet Caroline (Oh – oh – Ohhh) avant de grimper dans les estrades pour chanter la sérénade à la conseillère (et mairesse intérimaire pour la soirée) Marj Lambkin, au grand plaisir du public. (Le courant a semblé bien passer entre eux; on aurait même entendu la conseillère Lambkin dire plus tard « Si j’avais six mois de moins… »). Tout au long du spectacle, le Cpl Grenon a séduit le public par sa voix chaude et son attitude chaleureuse.

Le Sgt Steve Champ a mis à profit sa voix grave pour interpréter avec brio Ring of Fire de Johnny Cash. Il est d’ailleurs l’un des membres les plus polyvalents de l’orchestre. Tout au long de la soirée, il a fait valoir ses talents de chanteur, de choriste, de trompettiste et de guitariste, tout en affichant un brin de fantaisie et d’ironie.

Lorsque le spectacle est passé aux années 1960, nous avons eu droit à une poignée de classiques Motown, dont Ain’t No Mountain High Enough, chanté en duo par les Cpl Grenon et Brémault Bamford, deux artistes accomplis (quelles voix!) qui ont électrisé la foule avec leurs voix claires et puissantes et par la chimie qui semblait les unir.

Nous avons ensuite eu droit à Sweet Home Alabama des Allman Brothers, dont l’énergie et le rythme enlevant ont offert un contraste parfait avec le début et la suite du spectacle. Nous avons alors pu constater pour la première fois (mais non la dernière) la virtuosité du Cpl Francis Pariseau à la guitare électrique!

La scène fut ensuite prise d’assaut par d’autres frères, soit les Blues Brothers, interprétés par le Sgt Champ et le Sgt Bob Van den Broek, qui ont littéralement soulevé la foule avec Soul Man. Ces émules de Belushi et Ackroyd se sont démenés sur scène (et dans la foule) avant de disparaître en faisant quelques « saltos ».

L’orchestre a ensuite changé de registre pour Proud Mary, que l’orchestre a entamé tout en douceur avant de nous servir une finale explosive (la Sgt Brémault Bamford n’avait rien à envier à Tina Turner – sauf les jambes, uniforme oblige!), suivie de You can feel it all over [Sir Duke] de Stevie Wonder, un autre morceau en crescendo qui a permis au Cpl Grenon d’impressionner par ses changements de rythme.

Nous étions maintenant aux années 1980 et, qui dit années 1980 dit Michael Jackson. Les musiciens et chanteurs ont rendu un bel hommage au roi de la pop en interprétant Thriller, Beat It et Billie Jean (sans moonwalk, malheureusement…).

Je m’en voudrais de ne pas souligner le travail de l’orchestre. Une grande partie des morceaux, en particulier ceux qui ont été composés après 1960, ont été popularisés par des formations rock, mais la Musique du commandement aérien, grâce à ses arrangements, à son talent et à la direction de l’Adj Mike Manny, a respecté l’esprit des artistes originaux, tout en enrichissant la musique par les sonorités enveloppantes des cuivres et des bois et par le travail au clavier de l’Adj Manny.

Ma seule réserve : malgré les meilleurs efforts du technicien de son, il arrivait que l’orchestre enterre les voix. Il s’agit sans doute d’un problème d’acoustique du Grayson Hall; j’ai remarqué, en me déplaçant dans la salle, que le son était beaucoup mieux à certains endroits. Ce problème n’a toutefois jamais nui au spectacle.

Le début de la deuxième partie du spectacle a été confié au corps de cornemuses du Commandement aérien qui, comme l’orchestre principal, a surpassé les attentes. Les cinq cornemuseurs et deux joueurs de tambours (auxquels s’est joint le batteur de l’orchestre) ont offert à eux seuls un spectacle impressionnant, mais ne se sont pas arrêtés là et ont accompagné l’orchestre sur plusieurs morceaux. L’interaction entre les cornemuses, les tambours, les claviers, la guitare et la section des cuivres en a mis plein la vue et plein les oreilles. Soulignons le numéro de clôture de cette partie, pendant lequel un cornemuseur était accompagné par la section des cuivres, ce qui a permis de révéler un côté doux et très mélodique de la cornemuse.

Le Cpl Grenon a ensuite puisé dans son patrimoine pour rendre hommage au chanteur compositeur et interprète Michel Fugain (Attention Mesdames et Messieurs, Une belle histoire et La Fête). Fugain, originaire de Grenoble, est une figure de proue de la scène musicale française depuis les années 1960. Les trois morceaux qui composaient ce pot‑pourri l’ont rendu célèbre alors qu’il dirigeait Le Big Bazar.

Vers la fin du spectacle, les spectateurs ont aussi eu droit à I Will Survive de Gloria Gaynor, à Love Story de Taylor Swift et même à un morceau de Metallica (dans lequel la section de cuivres était étonnamment efficace!).

Somme toute, le concert fut un succès éclatant. L’organisme Atikokan Youth Initiatives a recueilli 732 $ qui pourront être investis dans le centre jeunesse de la rue Main – dont l’ouverture devrait coïncider avec le début des travaux dans cette section de la rue. Les Cadets de l’Air ont grandement contribué à la réussite de la soirée et ont accompagné chaque spectateur vers son siège. Les invités d’honneur, les anciens combattants d’Atikokan, ont semblé particulièrement ravis du spectacle. Le numéro d’ouverture du spectacle par les Andrews Sisters a semblé plaire particulièrement aux anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale!

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