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Au total, 4 747 appareils sont déjà construits en septembre 1919, et la plupart d'entre eux sont au service
du Royal Flying Corps et de la RAF pendant le Première Guerre mondiale en Italie, au Moyen-Orient,
sur le Front occidental, et pour assumer un rôle défensif en Grande-Bretagne même. Après l'avoir essayé,
l'Armée américaine estime que sa cellule est dangereuse et que le nouveau moteur Liberty alourdit le nez et
le rend difficile à piloter. Néanmoins, les pilotes du « Brisfits » établissent des records impressionnants.
Par exemple, deux F.2B du 22e Escadron en patrouille au-dessus de Arras le 7 mai 1918 se font attaquer par une
force supérieure de sept Fokker et réussissent à en abattre quatre. Ces F.2B sont ensuite attaqués par une
nouvelle force de 15 chasseurs et descendent quatre autres Fokkers avant de rompre l'engagement faute de munitions.
Photo des FC
L'Aviation canadienne n'a jamais plus que deux « Brisfits » ou « Bifs » à ses services entre le 6 août
1920 et le 7 février 1922, tous tirés du don impérial de 114 aéronefs disparates. Les aviateurs canadiens
sont toutefois aux commandes de ces chasseurs biplaces mis au service du Royal Flying Corps et de
l'Aviation canadienne pendant la Première Guerre mondiale. Le lieutenant A.E. McKeever, pilote du 11e
Escadron canadien, ne tarde pas à être considéré comme un as parmi les chasseurs Bristol.
Lui et son observateur, le sergent (devenu lieutenant par la suite) L.F. Powell ont descendu 28 avions
entre leur première victoire le 26 juin 1917 et la fin de l'année. À la formation du 1er Escadron de
l'Aviation canadienne, McKeever en est nommé le commandant et il adopte le chasseur Bristol comme avion personnel.
Cet avion le suit à son retour au Canada après l'armistice et est immatriculé plus tard dans le registre
civil canadien sous G-CYBC.
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