Quand ils démarrent, les moteurs Wright R-1820 du Tracker toussotent, sifflent et produisent
un nuage de fumée noire. Quand le Tracker est retiré du service en 1990, le Commandement aérien
met définitivement fin à la carrière des gros moteurs à pistons.
Photo des FC
La version de Havilland du Tracker de Grumman, au service des Forces canadiennes jusqu'en 1990,
est choisie à l'origine pour la lutte anti-sous-marine à partir du NCSM Bonaventure (surnommé « Bonnie »).
Il mesure un pied et demi de moins que le Grumman S2 ordinaire afin d'entrer dans les hangars embarqués.
Photo des FC
À l'origine, le Tracker est construit pour la Marine royale canadienne afin d'assurer à ses porte-avions
une protection à longue distance contre les sous-marins. Après le retrait des porte-avions et le transfert
du Tracker à la Force aérienne, ce dernier continue la lutte anti-sous-marine et entreprend la lutte
anti-navire ainsi que des patrouilles de surveillance des pêches. Le Tracker est retiré du service en 1990.
Celui que l'on voit sur la photo lance des roquettes CRV-7 vers une cible dans un polygone de tir au cours
d'un exercice pour le préparer à la lutte anti-navire.
Photo des FC
Bien qu'il soit acquis à l'origine pour être exploité à partir des porte-avions de la Marine royale canadienne,
le Tracker passe tout près des deux tiers de sa carrière sur des bases terrestres à Shearwater (Nouvelle-Écosse)
et à Comox (Colombie-Britannique). Ce Tracker appartient à l'Escadron VU-33 de la BFC de Comox et passe
à proximité d'un traversier en Colombie-Britannique.
Photo des FC
Après le retrait du dernier porte-avions canadien en 1969, le Tracker embarqué est converti pour passer
de la lutte anti-sous-marine à la lutte anti-navire. Il faut donc lui enlever tout le matériel électronique
destiné à la lutte anti-sous-marine et le recâbler pour installer un radar de veille de surface ainsi que
des armes air-sol. Ce Tracker est doté d'un projecteur puissant pour identifier les contacts à la surface
la nuit ainsi que de mâts sous les ailes pour transporter des roquettes CRV-7.
Photo des FC
Le Tracker est conçu par Grumman et construit sous licence au Canada par la société de Havilland.
À l'origine utilisé pour la lutte anti-sous-marine à bord du NCSM Bonaventure, il sert par la suite
d'avion polyvalent jusqu'à son retrait du service en 1989. À compter de 1956, les Forces canadiennes
achètent 101 Tracker.
Photo des FC
Entre 1956 et 1990, le Tracker fait de la lutte anti-sous-marine et des patrouilles côtières pour
la Marine et la Force aérienne. Compte tenu de sa cellule compacte, le Tracker peut emporter une
quantité respectable de matériel pour remplir ses fonctions : un détecteur d'anomalies magnétiques,
un radar de veille de surface, une soute à bombes et des bombes, des grenades sous-marines ou des torpilles,
un projecteur, des largueurs de bouées acoustiques ainsi que des mâts sous les ailes pour bombes et roquettes.
Sur cette photo, on peut voir le radôme noir du radar de recherche rentré. Quand il est utilisé,
le radar se déploie jusqu'à un pied sous le fuselage.
Photo des FC
En service de 1956 à 1989, le Tracker est l'un des avions à pistons qui connaît la plus longue
carrière dans les Forces canadiennes. En 1988, un projet est mis de l'avant par les Forces canadiennes et
IMP Aerospace de Halifax pour remplacer les moteurs du Tracker par un turbopropulseur PT6A-67
de Pratt & Whitney Canada. Cependant, tout juste après la modification du premier appareil,
le projet est annulé et le Tracker est retiré du service. Le 121180, sur la photo, est retiré des
effectifs en janvier 1991.
Photo des FC
Dans le monde de l'aviation, on dit que le Tracker est un produit de « Grumman Ironworks »
à cause de sa robustesse, une qualité essentielle pour un avion tenu de passer la majorité
de son temps à basse altitude, comme sur cette photo. La turbulence qu'on y trouve exerce des
contraintes sur la cellule plus fréquemment que la normale et réduit considérablement la durée de vie d'un aéronef.
Photo des FC
Le Tracker est construit pour exécuter des appontages fermes. À l'origine utiliser pour la lutte
anti-sous-marine à partir du NCSM Bonaventure, le Tracker canadien mesure 18 pouces de moins que
sa contrepartie américaine afin de pouvoir entrer dans les hangars du Bonnie.
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Le Tracker 12181 est l'un des 57 Tracker CS2F-2 achetés par la Marine royale canadienne le 23 octobre 1958.
Il est exploité à partir de Patricia Bay et par la suite de Comox, en Colombie-Britannique.
Exploité par le 33e Escadron polyvalent (VU 33), il est retiré du service le 8 janvier 1991,
à peine plus d'un an avant le démantèlement de l'escadron. Dès l'intégration des éléments des
Forces armées canadiennes en 1968, l'escadron est autorisé à conserver son ancien nom de la marine au
lieu d'adopter une désignation plus générique de la « Force aérienne ».
Photo des FC
Sur cette photo, on voit un Tracker des Forces armées canadiennes arborant sur l'empennage les
trois bandes noires du 880e Escadron. Il est tout à fait prêt pour la lutte anti-sous-marine.
Son radôme en mode recherche est déployé sous le ventre, le détecteur d'anomalies magnétiques
pointe à l'arrière de l'empennage, et les trappes de la soute à bombes sont ouvertes.
Photo des FC
Le « X » rouge sur la queue de cet aéronef indique qu'il s'agit d'un appareil du Centre d'essais techniques
(Aérospatiale) (CETA). Cette photo saisissante montre un Tracker tirant une salve de roquettes
CRV-7 fabriquées par Bristol Aerospace de Winnipeg, au Manitoba, dans le cadre d'essais et d'évaluations.