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Sur cette photo, un Yale de North American se reflète dans l'eau de neige fondue au camp Borden
(un Airspeed Oxford à l'arrière-plan). Le Yale ressemble beaucoup au Harvard, sa principale
différence étant un train d'atterrissage fixe au lieu d'un train escamotable comme celui du Harvard.
Commandé en grand nombre par la France, 119 d'entre eux sont acheminés à l'ARC après la chute de la France.
Puisque les instruments des Yale sont marqués en français et étalonnés en fonction du système métrique,
des tableaux de conversion doivent être fixés sur chacun d'eux. Parmi d'autres inconvénients de cette
conception, mentionnons les suivants : les commandes du moteur et de l'hélice agissent dans le sens
contraire de la norme, le moteur doit être démarré à la main puisqu'il n'y a pas de démarreur électrique,
et l'avion est chroniquement sousmotorisé. Les équipages font souvent remarquer, du coin des lèvres, qu'au moins,
ils ne risquent pas d'être embarrassés par un atterrissage sur le ventre, puisque le train d'atterrissage est fixe.
Photo des FC
L'ARC possède 119 Yale entre le 23 août 1940 et le 25 septembre 1946.
Le montage du Yale au Canada est attribué sous licence à Norduyn, qui produit également
le Harvard et le Norseman. Les mécaniciens qui procèdent au montage du Yale suivent
la progression de chaque appareil à chaque étape, à tel point qu'ils ont l'impression de
faire partie de l'avion quand il part, puisqu'ils ont tout fait, sauf le piloter.
Photo des FC