La plongée sous-marine, l’alpinisme et le parachutisme... voilà autant d’éléments qui ne font certes pas partie du programme quotidien du Canadien moyen, contrairement à celui des membres d’une équipe sélecte, soit celle des techniciens en recherche et sauvetage (Tech SAR) de la Force aérienne!
Beaucoup ignorent que le Canada possède une équipe extraordinaire de techniciens SAR, ou ce que cela signifie pour la population d’un pays aussi vaste et diversifié que le nôtre. Dans tout le territoire canadien, les Tech SAR sauvent des vies dans des situations souvent périlleuses. On pourrait penser que leur travail est une partie de plaisir, mais en effet, les missions de sauvetage sont dangereuses et les techniciens risquent leur vie pour les exécuter.
Dans le cadre de présentations publiques, l’Adjudant-maître Gavin Lee fait connaître et comprendre son métier, tout en galvanisant son auditoire et en manifestant sa passion pour son travail.
« Je suis très fier de faire ce que je fais », déclare-t-il.
Selon l’Adjum Lee, environ 8 500 missions de sauvetage ont lieu chaque année au Canada, et la majorité d’entre elles sont remplies à moins de 200 milles (320 kilomètres) de la frontière canado-américaine. Cependant, la minorité de ces missions, c’est-à-dire celles qui sont exécutées plus loin de la frontière, le sont dans des conditions plus difficiles.
Étant donné la nature du paysage canadien, de nombreuses missions de sauvetage ont lieu au-dessus de l’eau, en montagne, dans la toundra, la neige et la glace et souvent dans des conditions dangereuses.
Afin d’exécuter leur travail dans des reliefs aussi variés et de relever les défis physiques et émotifs inhérents à leurs missions, les Tech SAR sont triés sur le volet et, une fois admis dans la profession, ils subissent un entraînement très exigeant.
L’année où l’Adjum Lee a posé sa candidature pour devenir Tech SAR, de nombreuses personnes ont fait comme lui, mais une douzaine seulement ont été retenues. Par la suite, cinq seulement de ces 12 candidats ont terminé l’entraînement intensif d’un an donné à l’École de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes, à la 19e Escadre Comox (C.-B.). L’Adjum Lee comptait parmi ces cinq personnes.
L’entraînement comporte notamment plusieurs semaines d’instruction de survie dans les montagnes de Jasper (Alberta), un séjour dans un caisson hyperbare pour faire l’expérience des conditions existant à 25 000 pieds d’altitude, des cours avancés de traumatologie et la construction d’abris de glace dans des collectivités inuites.
Une fois l’année terminée, les candidats participent à un dernier exercice qui porte sur tous les éléments étudiés au cours des 12 mois précédents. S’ils réussissent, ils deviennent Tech SAR. Leurs fonctions comprennent l’organisation de recherches au sol, la prestation de soins médicaux sur place et des déplacements par la route, par la voie des airs ou par bateau pour aller porter secours à des personnes en détresse.
L’Adjum Lee a obtenu la Médaille de la bravoure suite à une mission de sauvetage au cours de laquelle il a risqué sa vie pour sauver celle de six plaisanciers. Il a aussi reçu une mention élogieuse des Forces canadiennes pour avoir porté secours à un alpiniste accroché à une falaise, à Whistler (C.-B.).
Il a récemment pris la parole pendant une réunion du Club Rotary, dans le cadre du programme du Bureau des conférenciers de la Force aérienne, et il a alors capté l’attention de tout l’auditoire. Parmi ses récits fascinants et envoûtants, deux en particulier méritent d’êtres cités ici : celui des cinq cigognes peintes sur le flanc d’un aéronef SAR, soit une pour chaque bébé né à bord, et celui visant à faire comprendre les dangers qu’affrontent les parachutistes quand ils doivent sauter dans l’obscurité au‑dessus d’un terrain rempli de souches, d’arbres déchiquetés et de branches pointues comme des épées (ce que les Tech SAR appellent amèrement les « faiseurs de veuves »).
Leur dévouement et leur ardeur au travail valent souvent des distinctions aux Tech SAR, mais comme l’Adjum Lee l’affirme : « Nous ne les demandons pas. Elles nous sont décernées, tout simplement. »
Le Lieutenant-général André Deschamps, Chef d’état-major de la Force aérienne, a récemment remis un prix à l’Adjum Lee pour l’appui remarquable qu’il a fourni au Bureau des conférenciers de la Force aérienne et pour les efforts qu’il déploie afin d’établir un rapport avec les Canadiens et les Canadiennes.
Vous avez un récit à partager au sujet des missions de recherche et de sauvetage? Communiquez avec Jill St. Marseille en écrivant à jill.st.marseille@forces.gc.ca.




