Dans le domaine de la recherche et du sauvetage, les objectifs peuvent changer à tout moment

Article de nouvelles / Le 8 septembre 2020

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La collectivité de recherche et de sauvetage des Forces armées canadiennes a l'habitude d'intervenir au pied levé afin de soutenir l’application de la loi. Même un vol ordinaire peut se transformer en mission de secours urgente, comme l’illustre l’article-témoignage suivant, écrit par l’élève-officier (aujourd’hui capitaine) Victor Weston et publié dans le site Web de l’ARC en 2007. Intitulé Lorsque des entraînements de routine se transforment en opérations de sauvetage, le texte décrit une situation qui pourrait très bien survenir aujourd’hui. Savoir adapter ses plans et être disponible à tout moment sont deux nécessités inhérentes au travail de technicien en SAR militaire.

Élève-officier (aujourd’hui capitaine) Victor Weston

Je m'attendais à un vol ordinaire quand je suis entré dans la salle de séance d’information. J'ai été accueilli par le colonel Bruce Ploughman, commandant de la 12e Escadre, le lieutenant-colonel Sam Michaud, commandant du 423e Escadron d'hélicoptères maritimes, le capitaine Rob Truscott et l'adjudant-maître Kevin Hughes. Nous avons commencé la séance d’information en décrivant brièvement le type de mission, l'aéronef que nous allions piloter et les scénarios éventuels qui pourraient se produire pendant le vol.

Après la séance d’information, nous nous sommes dirigés vers notre aéronef, le CH-124 Sea King, suffixe numérique 426, qui se trouvait sur la piste. Comme dans un film d'aviation, nous nous sommes approchés de l'aéronef, notre veste à l'épaule et notre casque à la main. Pendant que nous embarquions dans l'aéronef, nous nous préparions à la mission à venir. Je me suis attaché à l'arrière de l'aéronef et l'équipage a commencé les procédures de démarrage.

Une fois dans les airs, on m'a invité à me placer derrière les pilotes pour observer les opérations aériennes.

Nous avons commencé notre mission par des approches de navires assistées par radar. Nous sommes descendus dans le brouillard, où la visibilité était réduite de manière considérable. Le colonel Ploughman et le lieutenant-colonel Michaud pilotaient l'aéronef conformément aux directives données par le capitaine Truscott et l'adjudant-maître Hughes, qui s’occupaient du radar.

À l'aide du radar, nous avons repéré un navire juste en bordure du brouillard; il est lentement sorti du brouillard et nous est apparu.

Nous sommes sortis du brouillard et avons commencé la partie suivante du vol d'entraînement, lorsque soudainement nous avons entendu la Garde côtière d'Halifax répondre à une urgence. Nous n'étions pas en mesure de recevoir le signal de détresse en soi parce qu'il était trop faible. Nous avons immédiatement dévié de notre trajectoire en direction du navire en détresse. Pendant les quarante minutes suivantes, nous avons maintenu le cap et reçu des renseignements sur le navire, et avons appris qu'il s'agissait d'un voilier transportant deux personnes, que l'embarcation prenait l'eau et qu'un des membres d'équipage souffrait de blessures graves.

Nous sommes arrivés sur les lieux au même moment environ qu’un aéronef CC-130 Hercules, qui tournait en rond à 1 520 mètres au-dessus de la scène et qui coordonnait les communications entre toutes les parties concernées. Nous avons commencé notre circuit de recherche, mais il y avait malheureusement un nuage dense à moins de 120 mètres d'altitude qui gênait nos efforts. Nous avons finalement trouvé un trou dans le nuage et sommes descendus pour tenter de faire du vol stationnaire au‑dessus de l'eau, mais sans succès.

En longeant la côte pour essayer de trouver un autre moyen de repérer le navire en détresse, mon cœur palpitait quand nous passions à côté de la côte irrégulière de la Nouvelle‑Écosse. Nos pilotes ont manœuvré l'aéronef avec agilité pour maintenir le contact visuel avec la ligne de rivage, ce qui m'a véritablement confronté à la réalité de la nature des rôles et des responsabilités des femmes et des hommes des Forces armées canadiennes.

Nous avons reçu une communication radio en provenance d'un navire de pêche civil qui avait pu repérer et sauver les marins échoués. Nous sommes ensuite remontés au-dessus du brouillard, mais nous sommes restés en poste au cas où une évacuation sanitaire serait nécessaire. Nous avons tourné en rond jusqu'à ce qu'on nous donne congé, après quoi nous nous sommes dirigés vers la base.

Une fois l’intervention de SAR terminée, le lieutenant-colonel Michaud s'est levé du siège de copilote et on m’a invité à piloter. Dès que j'ai été attaché et que le siège a été ajusté, on m'a donné une leçon de pilotage d'hélicoptère, ce qui est légèrement plus complexe que piloter un avion. J'ai piloté l'aéronef en effectuant des virages, des montées et des descentes.

Mais, trop rapidement, toutefois, nous avons dû rentrer à Shearwater. Je suis retourné à l'arrière de l'aéronef et les pilotes nous ont ramenés à la base principale. Étant donné que nous allions effectuer un ravitaillement moteur en marche et qu'un autre équipage allait prendre l'aéronef pour effectuer une autre formation, nous avons été accueillis par le camion d'incendie et la citerne de ravitaillement. Nous avons mis le frein de stationnement, et même si les hélices tournaient toujours, plusieurs techniciens ont commencé à faire le plein de l'aéronef. Un nouvel équipage est entré dans l'aéronef et a pris les commandes pendant que nous partions. L’hélicoptère a ensuite roulé vers la piste et a décollé pour accomplir une autre mission.

Pour le personnel des opérations de la 12e Escadre, c'était une journée comme les autres. Pour moi, cependant, mon second vol à bord d'un hélicoptère Sea King m'a rappelé que même le vol le plus routinier peut se transformer instantanément en un sauvetage.


 

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Ils sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les officiers du contrôle aérospatial assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires dans le cadre d’opérations de combat et d’instruction partout dans le monde.

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