Maverick peut se rhabiller! Un pilote canadien réussit le programme TOPGUN

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Article de nouvelles / Le 21 décembre 2020

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Par Emily Lindahl

Puisque les Forces armées canadiennes regorgent de compétence et de talent, nous tenons souvent pour acquis l'efficacité de notre personnel. Les pilotes de l’ARC accomplissent un travail de premier ordre, ce que prouve l’écusson TOPGUN.

Le mardi 24 novembre 2020, le capitaine Chris « LIME » Swartz a terminé avec succès le programme d’instructeur de tactiques liées aux chasseurs polyvalents de la Fighter Weapons School de la United States Navy, communément appelé « TOPGUN ». 

On a invité le major-général Michel Lalumière, de l’ARC, à dire quelques mots pendant la cérémonie virtuelle de remise de diplômes. Il exprimé ce que ressent le leadership de l’ARC : la fierté et l’emballement suscités par la réalisation du capitaine Swartz. Remerciant la United States Navy de son leadership, le major-général Lalumière a félicité les finissants du groupe 01-21 du programme TOPGUN, ainsi que loué leur travail acharné et leur dévouement. Il a aussi parlé de la relation étroite qu’entretiennent le Canada et les États-Unis à tous les niveaux.  

Le capitaine Swartz participe à un programme d’échange avec la United States Navy aux États-Unis en compagnie d’un officier de systèmes de combat aérien (OSCA). Deux autres aviateurs, un pilote et un OSCA, participent, quant à eux, à un échange avec la Royal Australian Air Force. Ces échanges visent à permettre aux participants d’acquérir de l’expérience quant aux chasseurs d’avant-garde afin de faciliter l’ajout d’une nouvelle flotte au Canada, mais ils s’inscrivent dans le cadre d’un programme d’échange plus large grâce auquel l’ARC souhaite profiter de l’expérience de ses alliés dans toute la gamme des capacités militaires.

Pendant le temps qu’il a passé aux États-Unis, le capitaine Swartz a su impressionner sa chaîne de commandement américaine, qui a présenté sa candidature pour programme TOPGUN. Voilà qui témoigne de son calibre à titre de pilote de chasse. Parmi les avions qu’on utilise pendant le programme TOPGUN figurent les F/A-18 E/F Super Hornet et le F35C Lightning II (variante destinée aux porte-avions). Tout au long de son entraînement dans le cadre du programme, le capitaine Swartz a piloté le F/A-18E Super Hornet monoplace. Son échange opérationnel avec un escadron de chasseurs polyvalents de la United States Navy signifie qu’il peut éprouver ses nouvelles compétences immédiatement. Bien qu’il affirme que le soutien de ses collègues stagiaires ait rendu un peu moins difficile le quotidien loin de sa famille, le capitaine Swartz attribue son succès au personnel et aux instructeurs du programme TOPGUN.

« Les instructeurs sont avec nous pendant les séances préparatoires, les vols et les comptes rendus. Il s’agit non seulement de certains des meilleurs pilotes du monde, mais aussi de certains des meilleurs enseignants et instructeurs que j’ai eu le privilège de côtoyer. Leur professionnalisme et leur dévouement à l’instruction et au développement des aviateurs de la marine et du Marine Corps n’ont pas d’égaux; j’étais profondément honoré d’avoir l’occasion de voler et d’apprendre aux côtés d’un groupe de gens aussi fantastiques. Les instructeurs sont la raison pour laquelle le programme TOPGUN connaît une aussi bonne renommée auprès des forces armées des États-Unis et de celles de leurs alliés. »

L’ARC est incroyablement fière des efforts que le capitaine Swartz a déployés et du dévouement dont il a fait preuve afin d’exceller dans son travail. Lui et ses trois collègues qui participent aussi à un échange montrent que le personnel de l’ARC sait accomplir un travail exceptionnel, au même titre que nos alliés.

En ce qui concerne les capacités du futur chasseur de l’ARC, qui comprend le Projet de capacité des futurs chasseurs et le Projet de prolongation du Hornet, l’ARC se prépare à effectuer non seulement la plus grande acquisition en 30 ans, mais aussi la plus complexe. Elle envisage de s’appuyer sur les connaissances acquises par les quatre Canadiens sur les opérations de chasseurs modernes afin de faciliter ses préparatifs et sa planification en vue d’acquérir des capacités d’avant-garde.

Ces types d’occasions permettent aux pilotes de chasse canadiens d’acquérir de l’expérience au sujet des chasseurs d’avant-garde et d’être exposés à ceux-ci afin qu’ils puissent soutenir l’intégration du futur chasseur choisi, quel qu’il soit.

Quand on demande au capitaine Swartz ce qu’il retient de son expérience, il caractérise d’inestimable l’occasion qu’il a eue d’apprendre d’experts en la matière de la United States Navy à propos de plusieurs sujets variés touchant à l’aviation tactique. Il ajoute que, en ayant l’occasion de voir comment ils élaborent, évaluent et publient des normes d’exécution tactique, qu’ils révisent et mettent à jour continuellement pour faire en sorte que les aviateurs de la United States Navy et du Marine Corps restent les meilleurs du monde, il a pu constater la quantité de travail que ces gens accomplissent.

Le capitaine Swartz s’est joint à l’ARC en 2006, obtenant son brevet de pilote en 2012. Il a suivi son instruction préalable au pilotage de chasseurs en 2014, après quoi il s’est joint au 425e Escadron d’appui tactique à Bagotville, au Québec, en 2015. Il a ensuite participé à l’opération Reassurance, en Allemagne, et à l’opération Impact, au Koweït.

En 2017, le capitaine Swartz a terminé la formation de conversion au F/A-18E Super Hornet à la base aéronavale Oceana, en Virginie, après quoi on l’a affecté au Strike Fighter Squadron 143 de la United States Navy, à la base aéronavale Oceana. Intégré à la Carrier Air Wing 7, l’escadron a participé à un déploiement opérationnel de dix mois dans le cadre de son affectation au groupe d’attaque aéronaval Abraham Lincoln d’avril 2019 à janvier 2020, le plus long déploiement auquel ait participé un porte-avions depuis la guerre du Vietnam.

S’adapter au décollage et à l’atterrissage à bord d’un porte-avions a posé une toute nouvelle gamme de difficultés pour le pilote de l’ARC habitué aux opérations de piste ordinaires. Le capitaine Swartz compare le décollage d’un porte-avions à la course d’accélération. « Rien ne s’apparente à ce type de décollage; c’est complètement fou, explique-t-il. Je suis très reconnaissant aux officiers d’appontage de leur soutien et de leur instruction, qui ont joué un rôle déterminant dans mon apprentissage des opérations de porte-avions et de l’atterrissage en toute sécurité à bord des navires. »    

Maintenant, le capitaine Swartz consolidera les apprentissages qu’il a faits auprès de la United States Navy en réintégrant son escadron, le Strike Fighter Squadron 143, en Virginie. Si l’entraînement fréquent l’a empêché d’être à la maison tout au long de son déploiement, retrouver sa femme entre les missions l’a énormément aidé. « Elle est mon ancre, ma grande héroïne », dit-il. Pendant la période des affectations de cette année, à l’été 2021, le couple rentrera au Canada, où le capitaine Swartz travaillera au Bureau de projet du chasseur. 

Voilà un exemple de la manière dont nous cherchons activement à établir des partenariats avec des alliés, comme la United States Navy, et le secteur de l’aviation afin garder notre personnel d’expérience et d’en attirer du nouveau, mais aussi d’accroître l’expérience que possède déjà l’ARC. Puisque nous sommes partenaires du NORAD et membres de l’OTAN, il est capital que les membres de notre personnel aient les compétences nécessaires pour mener des opérations de façon harmonieuse avec nos alliés. Ainsi, l’ARC peut continuer à exercer efficacement une puissance aérienne et spatiale pour les Forces armées canadiennes et le gouvernement du Canada.   

Emily Lindahl fait partie de l’équipe des affaires publiques de l’Aviation royale canadienne.

 


 

Joignez-vous à l'ARC : Osez vous surpasser

Les travailleurs sociaux ont comme tâche principale d’offrir des services professionnels de travail social dans un milieu militaire pour soutenir le moral, l’efficacité et la santé mentale des membres des Forces armées canadiennes (FAC). Ils s’assurent que ceux-ci reçoivent les services sociaux cliniques normalement offerts à la population civile par les organismes communautaires de santé mentale et de services sociaux.

Outre affronter les mêmes difficultés que les Canadiens, les membres des FAC et leurs familles doivent faire face au stress qu’imposent des séparations et des déménagements fréquents liés aux besoins du service. Ce stress peut engendrer des situations sociales et familiales qui nécessitent des interventions complexes en matière de travail social.

Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

         - Fournir des services d’intervention clinique directement à des militaires canadiens et à des membres de leurs familles
         - Contribuer au règlement de problèmes personnels de manière à éviter des mesures relatives à la carrière
         - Consulter et conseiller des commandants et des superviseurs au sujet des problèmes personnels de membres de leur unité
         - Seconder des officiers responsables des questions de carrière en menant des enquêtes et en rédigeant des rapports sur des problèmes personnels
         - Offrir des programmes de prévention et de réadaptation dans les domaines suivants :
                   - Stress lié au pré-déploiement et au post-déploiement
                   - Suicide
                   - Violence familiale

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