On salue un couple de l’ARC de la Seconde Guerre mondiale

Article de nouvelles / Le 4 novembre 2020

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Article original publié dans le site Web d’Anciens Combattants Canada en août 2020

En voyant tous les hommes de son âge s’enrôler dans les forces, Anne McNamara savait qu’elle voulait elle aussi contribuer. Déterminée à ne pas être laissée derrière, elle s’est engagée dans l’Aviation royale canadienne en 1943 dans l’Unité des divertissements. Pendant ce temps, son futur mari, Howard, servait en tant que pilote pendant la campagne d’Afrique du Nord et la campagne d’Italie, attaquant des cibles allemandes et escortant les bombardiers alliés. L'affiche de cette année de la Semaine des vétérans les met tous les deux en vedette, alors que nous commémorons la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Anne McNamara est née le 4 novembre 1922, à Montréal, au Québec. En voyant les jeunes hommes s’enrôler dans les forces et partir à l’étranger, celle qui s'appelait alors Anne Goode a décidé de s’enrôler dans les forces elle aussi, car elle ne voulait pas « être laissée derrière ».

Mme McNamara s’est jointe à huit autres danseurs, ainsi qu’à un orchestre, pour mettre sur pied un spectacle de variétés. Environ 30 personnes travaillaient ensemble pour présenter le spectacle aux bases militaires au Canada, aux États-Unis et à l’étranger. Mme McNamara et ses collègues se déplaçaient régulièrement d’une base alliée à l’autre, présentant leur spectacle presque tous les soirs. Un de leurs premiers voyages les a menés à Washington, aux États-Unis, où ils ont présenté le spectacle au centre médical militaire Walter Reed.

« La salle de l’hôpital était bondée; c’était un spectacle très, très divertissant », affirme Mme McNamara.

Son futur mari, Howard McNamara, est né le 9 janvier 1920, également à Montréal, au Québec. En 1940, son frère cadet et lui ont essayé de s’enrôler dans l’Aviation royale canadienne.

Son frère, James Emmett, a réussi à s’enrôler sans problème tandis que M. McNamara s’est fait dire qu’il n’était pas assez lourd et qu’il devait revenir plus tard. Il a finalement réussi à s’enrôler en décembre 1941, après avoir pris un peu de poids.

« J’ai passé l’examen physique, mais en ce qui concerne mon poids, le médecin m’a dit qu’il pensait que je ferais mieux de rentrer chez moi et de prendre du poids, au moins dix livres. Je n’ai donc pas pu me joindre aux forces le même jour que mon frère. »

Malgré tout, M. McNamara et son frère cadet ont terminé le cours de pilotage avancé en automne 1941 à Windsor Mills, au Québec. Après avoir terminé la formation opérationnelle dans le nord de l’Angleterre en janvier 1942, M. McNamara s’est porté volontaire pour participer à la campagne d’Afrique du Nord en tant que pilote.

Après avoir fait des spectacles en Amérique du Nord, Mme McNamara et ses collègues ont traversé l’Atlantique pour donner leurs spectacles en Grande-Bretagne, où l’Unité des divertissements s’est principalement produite devant des militaires canadiens cantonnés dans les bases alliées au Royaume-Uni.

Lorsqu'elle est arrivée en Angleterre, elle a été perturbée par les dommages causés par les bombardements allemands à Londres et à d’autres endroits.

« Les bombardements étaient tout simplement horribles, mais en ce qui concerne les destructions qu’ils ont occasionnées, on ne pouvait pas croire en croire ses yeux », raconte Mme McNamara. « Les gens dormaient dans le métro parce que je suppose qu’ils avaient été bombardés et qu’ils n’avaient nulle part où aller. »

Pendant leur séjour en Angleterre, Mme McNamara et ses collègues n’avaient pas accès à la radio. Pour se tenir au courant de la situation, ils lisaient les journaux. Lorsqu’ils se rendaient à Londres, puisque l’eau chaude se faisait rare, les artistes se dépêchaient toujours pour prendre leur bain en premier. Une fois, Mme McNamara a trouvé une baignoire inoccupée, l’a remplie d’environ sept centimètres d’eau et y est entrée. Peu après, elle a entendu des sirènes d’attaque aérienne. Elle se rappelle être restée dans la baignoire et avoir pensé que si elle était touchée, au moins, elle serait propre.

Après avoir quitté l’Angleterre, M. McNamara a été affecté à Port-Saïd, en Égypte, où, pendant huit mois, il s'est de nouveau entraîné à piloter des avions Spitfire. Ensuite, son unité et lui ont quitté l’Égypte afin de participer à la campagne d’Italie. Après cette campagne et son affectation opérationnelle, M. McNamara est rentré chez lui en congé. Peu après, il a malheureusement découvert que son frère cadet avait été abattu en Europe. Son frère servait dans un escadron de chasse en Angleterre à ce moment-là.

« Quand je suis rentré chez moi en permission, et qu’on a appris la nouvelle, ma famille m’a demandé si j’accepterais l’offre de retraite que la force aérienne offrait alors. Elle avait suffisamment de pilotes à sa disposition à l’étranger. Elle pouvait donc se permettre d’accorder la retraite à quelques-uns d’entre nous. J’ai donc accepté l’offre. »

M. McNamara a donc pris sa retraite en mars 1945.

Après la guerre, l’Unité des divertissements a continué à présenter des spectacles au public et aux soldats en Europe continentale, soit dans des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark. Mme McNamara dit qu’elle était très heureuse de voir les célébrations de la fin de la guerre qui avaient lieu partout en Europe.

La reine Wilhelmine des Pays-Bas a même assisté à l'un des spectacles de l’Unité des divertissements aux Pays-Bas.

« Eh bien, nous sommes arrivés à Amsterdam, et ils étaient si gentils avec nous là-bas. On ne nous avait pas dit que la reine se trouvait dans l’auditoire », raconte Mme McNamara.

Mme McNamara a pris sa retraite en mars 1946. Elle a rencontré M. McNamara à Montréal après la guerre et ils se sont mariés en mai 1948. Ils habitent actuellement à Saint-Laurent, au Québec.

Pour souligner le 75e anniversaire du jour de la Victoire contre le Japon et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la caporal (à la retraite) Anne McNamara et le lieutenant d’aviation (à la retraite) Howard McNamara sont les Visages de la liberté de cette semaine.

Vous pouvez aussi les laisser vous raconter leur histoire en écoutant leur épisode de notre balado Visages de la liberté d'Anciens Combattants Canada.

 


 

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Les officiers du contrôle aérospatial contribuent aux opérations aériennes en fournissant des services de contrôle de la circulation aérienne et en assurant le contrôle des armes aériennes. 

Ils sont chargés de la surveillance aérospatiale, de l’alerte et du contrôle des objets aéroportés dans l’espace aérien canadien. En tant que partie intégrante du système canadien de navigation aérienne, les officiers du contrôle aérospatial assurent également le contrôle des aéronefs civils et militaires dans le cadre d’opérations de combat et d’instruction partout dans le monde.

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