Profil de courage – Bataille d’Angleterre : le sous lieutenant d’aviation Jack Urwin-Mann

Biographie / Le 20 juillet 2015

Par le major William March

238e escadron, Royal Air Force

Né de parents britanniques à Victoria, en Colombie‑Britannique, le 30 juillet 1920, John Ronald « Jack » Urwin‑Mann fait partie de ces gens qui sont « revendiqués » par deux pays, le Canada et le Royaume‑Uni dans le cas présent, selon la source consultée. Juste après son deuxième anniversaire, les parents de Jack retournent vivre en Angleterre et il passe le reste de son enfance dans le petit village de Hove, dans l’East Sussex. En mars 1939, peu de temps après avoir reçu son diplôme du Collège Xavier à Brighton, le jeune homme de 19 ans s’engage dans la Royal Air Force (RAF), et ce, quelques mois à peine avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Ayant reçu une formation de pilote de chasse, le nouveau sous‑lieutenant d’aviation « en probation » est posté dans la réserve du 11e Groupe du Commandement des avions de chasse, à St. Athan. C’est une étape de transition pour la plupart des pilotes, qui sont rapidement assignés comme remplaçants dans les escadrons existants ou envoyés dans l’effectif initial des unités nouvellement créées. Le sous‑lieutenant d’aviation Urwin-Mann allait faire partie du deuxième groupe et, en janvier 1940, il est envoyé au 253e escadron (« Come one, come all »), à Manston.

Cet escadron devait être doté d’appareils Bristol Blenheim, mais il reçoit plutôt des chasseurs Hurricane Mark I en février 1940. Très rapidement, de nombreux pilotes du 238e Escadron se retrouvent à participer au combat pendant la bataille de France. En juin, l’Escadron avait déjà été retiré du front après avoir essuyé des pertes catastrophiques.

Heureusement, Urwin‑Mann survit à cette mission initiale d’opérations de chasse et, le 12 mai 1940, il est transféré à la base aérienne de Tangmere pour aider à remettre sur pied le 238e Escadron (« Ad finem – À la fin»). Au grand désarroi de plusieurs, on annonce en juin le remplacement des Spitfire par un plus grand nombre de Hurricane. Les avions sont déclarés opérationnels le 2 juillet et la déception qu’Urwin-Mann a pu ressentir face au nouvel avion se dissipe rapidement quand, le 11 juillet, il se retrouve dans le feu de l’action et détruit un Messerschmitt Me‑110 avec l’aide de deux autres pilotes de Hurricane.

Deux jours plus tard, ses compagnons d’escadron et lui affrontent de nouveau des avions Me‑110. Cette fois‑ci, il revendique à lui seul la destruction d’un appareil, et celle d’un second avec l’aide de deux autres pilotes. Il connaît une autre victoire le 20 juillet 1940, alors qu’il prend par surprise un Heinkel He‑59 au large des côtes de Cherbourg et l’abat. En dépit de maints décollages sur alerte, ce n’est que le 11 août qu’il fait mouche de nouveau, lorsqu’il détruit un Me‑109 au cours d’une gigantesque mise à la casse, au cours de laquelle 38 avions de la RAF ont été détruits ou endommagés, y compris 5 appareils de son escadron, contre 51 pour la Luftwaffe. Les victoires se multiplient et, le 7 octobre, il avait détruit six avions ennemis de plus, en avait endommagé un et en avait probablement détruit un autre. Cela devait être la dernière victoire revendiquée par ce pilote de chasse intrépide au cours de la bataille.

Urwin-Mann, déclaré as de la bataille d’Angleterre, reçoit la Croix du service distingué dans l’Aviation le 26 novembre 1940 en reconnaissance de son courage et de ses prouesses en vol. Voici un extrait de la présentation : « Cet officier a fait preuve d’initiative et de panache dans ses nombreux affrontements avec l’ennemi. »

Il survit à la guerre après avoir occupé divers postes d’état‑major et d’instructeur, comme le commandement des 80e et 126e escadrons. Il reçoit une deuxième Croix du service distingué dans l’Aviation en 1942, puis l’Ordre du service distingué, en 1943. Il prend sa retraite de la RAF en 1959. Le sous‑lieutenant d’aviation Urwin‑Mann décède de causes naturelles le 7 mars 1999, en Angleterre.


 

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